12 février 2026L’Ecole des Parents et des Educateurs des Bouches-du-Rhône (EPE13) a le plaisir de vous convier sa journée d’étude sur la thématique « Le rythme de vie du petit en collectivité et en famille ».
Cette journée est prévue dans le cadre de la Semaine de la Petite Enfance.
𝗟𝗶𝗲𝘂 : IRTS PACA CORSE, 20 Boulevard Salyens, 13008 Marseille
Quand ? : Vendredi 20 mars, 8h30 – 17h00
Cette journée d’étude a pour objectif de développer les espaces de dialogue et de formation afin d’outiller les acteurs, de valoriser les pratiques et de promouvoir une culture commune autour du respect du rythme individuel de chaque enfant.
Rythmée par des interventions de professionnels et des ateliers thématiques, cette rencontre sera riche en apprentissages et en partages d’expériences. » [...]Lire la suite…
28 avril 2025Vous êtes accueillant LAEP dans les Bouches-du-Rhône et vous souhaitez vous former à la mise en réseau et aux postures d’écoute des accueillants LAEP ?
Participez aux formations LAEP 2025 financées par la Caisse d’Allocations Familiales des Bouches-du-Rhône.
Calendrier des formations Mise en réseau des accueillants LAEP 2025
Calendrier des formations Posture d’écoute des accueillants LAEP 2025
Animées et coordonnées par l’EPE 13, ces formations ont pour objectif de permettre aux accueillants des différents LAEP d’un même territoire de se rencontrer et d’échanger sur leurs pratiques.
Ces journées seront animées par des formateurs, psychologues cliniciens, et se construiront à partir des regards et des expériences des participants.
Vous pouvez dès à présent vous y inscrire en renseignant le formulaire ci-dessous :
Formulaire Mise en réseau : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeWTOLK0lmQkqnFkZu2oVOyY6KgHIASdqlDlWI8Zse_papbAQ/viewform?usp=dialog
Formulaire Posture d’écoute : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeJUmjBjrEmv5HD8DYV2LVPr0YR8VDXfM3uAOtTOkOmxuZcwA/viewform?usp=dialog [...]Lire la suite…
2 décembre 2024
Afin de vous éclairer sur l’organisation des dispositifs Visite en Présence d’un Tiers et Espace Rencontre. L’EPE 13 met à disposition une plaquette d’information reprenant les objectifs et les pratiques de ces deux dispositifs.
À destination des parents, mais aussi des professionnels, ce document permettra à chacun de comprendre les motivations et méthodes de travail de l’EPE 13.
⬅️ N’hésitez pas à consulter la plaquette pour en savoir plus. [...]Lire la suite…
2 décembre 2024Vous êtes accueillant en LAEP dans les Bouches du Rhône et vous souhaitez vous former à la mise en réseau et accompagnement des pratiques des accueillants en LAEP ?
La Caisse d’Allocations Familiales des Bouches du Rhône finance jusqu’en décembre 2021 cette formation qui est gratuite et non obligatoire. Elle est reconnue par la CAF comme formation à la posture de l’accueillant.
Calendrier des formations
Animée et coordonnée par l’EPE 13 et l’EPE d’Aix, la formation a pour objectifs de permettre aux accueillants de différents LAEP sur un même territoire de se rencontrer et d’échanger sur leurs pratiques.
Ces deux journées seront animées par des formateurs, psychologues cliniciens et se construiront à partir des regards et expériences des participants.
Vous pouvez dès à présent vous y inscrire en renseignant le formulaire ci-dessous : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfc-V8-RmsgBeoyl5waoODEy5Zc36KpMiINJzZ2z8O56ksGgQ/viewform
➡️Plaquette de la formation [...]Lire la suite…
2 décembre 2024Le conseil conjugal et familial est un service de l’École des Parents et des Éducateurs des Bouches-Du-Rhône qui permet d’accompagner les couples et les familles dans leur communication, leur relation et leur épanouissement. Cette approche s’inscrit dans une vision globale de la famille, considérée comme un système ouvert, en mouvement et en constante évolution.
Le conseil conjugal et familial se concentre sur la qualité de la relation entre les membres d’une famille. Il permet de comprendre les difficultés relationnelles, d’identifier les sources de tension et de trouver des solutions pour améliorer la communication. Cette pratique est également utile pour prévenir les situations de crise et de conflit, et pour favoriser l’épanouissement de chacun.
Le conseil conjugal et familial est un processus qui se déroule en plusieurs étapes :
– Tout d’abord, les professionnels écoutent les besoins, les attentes et les préoccupations de chaque membre de la famille.
– Ensuite, ils proposent des pistes de réflexion pour résoudre les problèmes et améliorer les relations.
– Enfin, ils accompagnent les familles dans la mise en place de solutions adaptées à leur situation.
Le conseil conjugal et familial peut être utile dans de nombreuses situations, notamment en cas de difficultés conjugales, de problèmes éducatifs, de conflits entre frères et sœurs, de changements importants dans la vie de la famille (déménagement, maladie, perte d’emploi, etc.), ou encore en cas de séparation ou de divorce.
Il est important de souligner que le conseil conjugal et familial est une démarche volontaire et confidentielle. Les professionnels qui interviennent dans ce cadre sont soumis au secret professionnel et respectent la vie privée des familles.
Le conseil conjugal et familial est accessible à tous. Il suffit de prendre rendez-vous avec un professionnel qualifié pour bénéficier d’une écoute attentive et d’un accompagnement adapté à sa situation. Les séances peuvent se dérouler en individuel, en couple ou en famille, selon les besoins de chacun.
Pour une communication harmonieuse et épanouie au sein de votre foyer, vous pouvez mettre en place dès maintenant ces méthodes qui vous permettront de mieux vous faire entendre et mieux comprendre l’autre :
– Écoute active : Prenez le temps d’écouter attentivement votre partenaire ou vos enfants sans interruption ni jugement. Cela permettra de comprendre leurs besoins et leurs sentiments, car en se mettant à leur point de vue, vous aborderez une autre perspective de la situation, rencontrez.
– Communication non-violente : Évitez les accusations et les critiques en utilisant un langage positif et en exprimant vos besoins de manière claire et respectueuse, puisque les mots, l’intonation que vous employez peuvent entraîner des répercussions sur vos relations.
– Gestion des conflits : Apprenez à gérer les conflits de manière constructive en cherchant des solutions qui conviennent à toutes les parties prenantes. Évitez les réactions impulsives et la violence verbale ou physique.
– Empathie : Essayez de vous mettre à la place de votre partenaire ou de vos enfants pour mieux comprendre leurs sentiments et leurs perspectives. Cela favorisera une communication empathique et respectueuse.
– Moments de qualité : Prenez le temps de passer des moments de qualité avec votre famille, comme des sorties, des repas en famille ou des activités communes. Cela renforcera les liens familiaux et favorisera une communication harmonieuse au quotidien.
Notre conseillère conjugale et familiale dans ces consultations s’appuie sur le respect de la parole de chacun pour générer une meilleure qualité de communication et de relation au sein de la famille. Cette approche est utile pour prévenir les situations de crise, résoudre les conflits et favoriser l’épanouissement de chacun.
Information & prise de rendez-vous
• Par téléphone au : 04 91 33 09 30
• Par mail au : consultationccf@192.168.13.25
Lien utile :
Consultation
https://cdn.prod.website-files.com/5ff5ca98f52b595ca671ea21/63f5d955e64a4e92416e956c_Consultation_CCF_EPE_13%20(1).pdf
https://epe13.org/article/conseil-conjugal-et-familial-marseille [...]Lire la suite…
8 novembre 2023Accueillants et accueillantes en LAEP dans les Bouches-Du-Rhône :
Voici les nouvelles dates de sessions de la formation » Mise en réseau et accompagnement des pratiques des accueillants en LAEP » qui auront lieu à Marseille et Martigues, financées par la CAF13, en 2022 :
Formation accueillants LAEP des Bouches-du-Rhône
La participation à cette formation est gratuite pour les accueillants des LAEP des Bouches-du-Rhône.
Les journées seront animées par des formateurs cliniciens et ont été pensées pour permettre aux accueillants des LAEP d’une même région de se rencontrer et d’échanger sur leurs pratiques.
Pour s’inscrire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf9DvH9KAz75XRyNcyGVidSSo8z-5b8VGKWjdKPPsMkJKsUTg/viewform
Pour plus d’informations :
· PLAQUETTE FORMATION ACCUEILLANTS EN LAEP 2022.pdf
· Vous pouvez contacter l’EPE 13 au 04 91 33 09 30 ou à contact@192.168.13.25 [...]Lire la suite…
6 septembre 2023La déscolarisation des enfants est un phénomène complexe qui peut être influencé par divers facteurs, tels que la situation socio-économique des familles, les conditions d’apprentissage à l’école, les barrières culturelles et linguistiques, et bien plus encore. Dans une enquête menée par ATD Quart Monde, l’école Saint-André Boisseau, des échos ont été recueillis sur le fort regroupement de la communauté gitane dans cette zone géographique, avec des indications selon lesquelles la culture de cette communauté aurait une incidence sur l’assiduité des parents à l’école élémentaire.
Face à cette situation, l’EPE 13, en collaboration avec le corps enseignant de l’école Saint-André Boisseau, a lancé une action de mise en lien et de réflexion sur la déscolarisation extrême des enfants. Pour obtenir une vision plus nuancée de la situation, des groupes d’échange ont été mis en place pour les parents et les enseignants, afin de soulever les problèmes et les désaccords existants, mais également pour échanger sur les solutions possibles pour impliquer davantage les parents dans la scolarité de leur enfant.
Grâce à ces groupes de travail, une collaboration a été mise en place entre les deux parties afin de proposer des actions permettant de fluidifier les relations et le rapport à l’école pour les parents. Il était essentiel que le travail soit le plus respectueux possible des propos de chaque individu, et pour ce faire, une retransmission exacte des termes a été effectuée afin de ne pas dénaturer le message initial souhaité par les parents. L’écoute de qualité a été mise en avant pour valoriser la parole en tant qu’expression de soi, conformément aux valeurs de notre association École des parents et des Éducateurs des Bouches-Du-Rhône (EPE 13).
Pour donner suite à ces temps de travail, des temps d’échange ont été organisés entre les parents et le corps enseignant, afin de mettre en lien leurs suggestions d’actions à mettre en place pour favoriser le lien et améliorer les relations. Ces temps ont permis aux parents d’exprimer leur ressenti, d’entendre le point de vue de chacun, et de valoriser la volonté de tous de faire au mieux pour favoriser l’épanouissement et la bonne construction de l’enfant.
Notre association accompagne les évolutions familiales et sociales à travers trois dimensions : la parentalité, la conjugalité et l’éducation, notre objectif est d’aider, mais également accompagner les membres du groupe familial dans une perspective généraliste de soutien à la fonction parentale, de prévention et de coéducation. Ce type d’action est donc essentiel pour favoriser la participation active des parents à la scolarité de leur enfant, et ainsi améliorer leur parcours éducatif et leur intégration dans la société. [...]Lire la suite…
12 mai 2023La communication partagée en médiation familiale
La médiation familiale est un processus qui permet à des membres d’une famille en conflit de communiquer, de négocier et de trouver des solutions constructives à leurs problèmes. Au sein de l’École des Parents et des Éducateurs des Bouches-Du-Rhône, la médiation familiale est pratiquée dans une approche systémique, où la famille est considérée comme un système organisé et ouvert.
Le but de la médiation familiale est de préserver les relations familiales, de renforcer la communication et de trouver des solutions durables aux problèmes qui se posent. La médiatrice familiale est un tiers impartial et neutre, qui aide les familles à clarifier leurs problèmes, à identifier leurs intérêts fondamentaux et à explorer les différentes options pour trouver une solution qui convienne à tous les partis impliqués.
La médiation familiale est basée sur la confiance et la capacité des personnes à construire leur vie de parents/enfants ou de parents séparés, de fratries divisées, de grands-parents éloignés. Elle prend en compte les dimensions émotionnelles, psychosociales, économiques et patrimoniales de leur rupture. La médiatrice familiale travaille avec les membres de la famille pour leur fournir un cadre sécurisant, bienveillant et confidentiel afin de leur permettre de prendre des décisions pour un avenir proche.
La médiation familiale est un processus volontaire de négociation en vue de s’entendre sur les conséquences d’une rupture. Elle est un facilitateur de dialogue et fait appel aux ressources et compétences des personnes pour coopérer au projet que les parents veulent installer et construire dans le cadre des projets de sortie de crise.
Si les parties ne parviennent pas à trouver un accord, ou si elles ne sont pas d’accord sur tous les points en jeu, elles peuvent se tourner vers un juge pour résoudre le litige. Toutefois, il est important de noter que lorsqu’un accord est trouvé, il peut être homologué par un juge.
La médiation qui est conventionnée par la CAF pour la période 2022/2025. À ce titre, il est soumis à une grille forfaitaire consultable, sur le Barème national de participation à la médiation familiale.
La permanence de la médiation familiale se déroule à proximité de votre domicile (dans la mesure du possible).
Information & prise de rendez-vous
• Par téléphone au : 04 91 33 09 30 ou au 06 34 32 25 21
• Par mail au : mediationfamiliale@epe13.org
Des vidéos ludiques qui vous expliquent comment fonctionne une médiation familiale.
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20 avril 2023Le conseil conjugal et familial est un service de l’École des Parents et des Éducateurs des Bouches-Du-Rhône qui permet d’accompagner les couples et les familles dans leur communication, leur relation et leur épanouissement. Cette approche s’inscrit dans une vision globale de la famille, considérée comme un système ouvert, en mouvement et en constante évolution.
Le conseil conjugal et familial se concentre sur la qualité de la relation entre les membres d’une famille. Il permet de comprendre les difficultés relationnelles, d’identifier les sources de tension et de trouver des solutions pour améliorer la communication. Cette pratique est également utile pour prévenir les situations de crise et de conflit, et pour favoriser l’épanouissement de chacun.
Le conseil conjugal et familial est un processus qui se déroule en plusieurs étapes :
– Tout d’abord, les professionnels écoutent les besoins, les attentes et les préoccupations de chaque membre de la famille.
– Ensuite, ils proposent des pistes de réflexion pour résoudre les problèmes et améliorer les relations.
– Enfin, ils accompagnent les familles dans la mise en place de solutions adaptées à leur situation.
Le conseil conjugal et familial peut être utile dans de nombreuses situations, notamment en cas de difficultés conjugales, de problèmes éducatifs, de conflits entre frères et sœurs, de changements importants dans la vie de la famille (déménagement, maladie, perte d’emploi, etc.), ou encore en cas de séparation ou de divorce.
Il est important de souligner que le conseil conjugal et familial est une démarche volontaire et confidentielle. Les professionnels qui interviennent dans ce cadre sont soumis au secret professionnel et respectent la vie privée des familles.
Le conseil conjugal et familial est accessible à tous. Il suffit de prendre rendez-vous avec un professionnel qualifié pour bénéficier d’une écoute attentive et d’un accompagnement adapté à sa situation. Les séances peuvent se dérouler en individuel, en couple ou en famille, selon les besoins de chacun.
Pour une communication harmonieuse et épanouie au sein de votre foyer, vous pouvez mettre en place dès maintenant ces méthodes qui vous permettront de mieux vous faire entendre et mieux comprendre l’autre :
– Écoute active : Prenez le temps d’écouter attentivement votre partenaire ou vos enfants sans interruption ni jugement. Cela permettra de comprendre leurs besoins et leurs sentiments, car en se mettant à leur point de vue, vous aborderez une autre perspective de la situation, rencontrez.
– Communication non-violente : Évitez les accusations et les critiques en utilisant un langage positif et en exprimant vos besoins de manière claire et respectueuse, puisque les mots, l’intonation que vous employez peuvent entraîner des répercussions sur vos relations.
– Gestion des conflits : Apprenez à gérer les conflits de manière constructive en cherchant des solutions qui conviennent à toutes les parties prenantes. Évitez les réactions impulsives et la violence verbale ou physique.
– Empathie : Essayez de vous mettre à la place de votre partenaire ou de vos enfants pour mieux comprendre leurs sentiments et leurs perspectives. Cela favorisera une communication empathique et respectueuse.
– Moments de qualité : Prenez le temps de passer des moments de qualité avec votre famille, comme des sorties, des repas en famille ou des activités communes. Cela renforcera les liens familiaux et favorisera une communication harmonieuse au quotidien.
Notre conseillère conjugale et familiale dans ces consultations s’appuie sur le respect de la parole de chacun pour générer une meilleure qualité de communication et de relation au sein de la famille. Cette approche est utile pour prévenir les situations de crise, résoudre les conflits et favoriser l’épanouissement de chacun.
Information & prise de rendez-vous
• Par téléphone au : 04 91 33 09 30
• Par mail au : consultationccf@192.168.13.25
Lien utile :
Consultation
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8 mars 2023À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, l’EPE 13 (Écoles des Parents et des Éducateurs des Bouches-du-Rhône) se mobilise tout au long de l’année afin d’agir en faveurs des femmes.
Cette mobilisation se traduit par plusieurs actions visant à valoriser les compétences et à renforcer les liens parents-enfants, ainsi qu’à sensibiliser les femmes aux questions de santé sexuelle.
Le projet « Femmes Ressources » permet aux femmes de mieux se connaître et de découvrir les ressources disponibles pour elles, en particulier les ressources associatives et institutionnelles. Les actions proposées sont conçues pour aider les femmes à renforcer leur estime de soi et à développer leurs compétences, tout en améliorant leur relation avec leurs enfants. Ces actions visent également à prévenir les troubles dans la relation parents-enfants, en aidant les femmes à mieux comprendre les besoins de leurs enfants et à communiquer avec eux de manière positive.
Le projet « Femme, Santé, Sexualité, si on en Parlait (FSSP) » repose sur des groupes de parole, où les femmes peuvent discuter librement de questions liées à leur vie sexuelle et affective. Ces groupes sont animés par des professionnels de la santé qui sont formés à l’écoute active et à la prévention des risques. Les femmes sont sensibilisées aux questions de santé sexuelle, comme la contraception, la prévention des infections sexuellement transmissibles et la transmission du VIH. Elles apprennent par ailleurs à mieux comprendre leur corps et à exprimer leurs besoins et leurs limites de manière positive. Le projet FSSP vise à encourager les femmes à devenir actrices de prévention, en fournissant des outils pour transmettre les connaissances acquises à d’autres femmes.
Ces actions proposées par l’EPE 13 illustrent la culture de l’éducation populaire, qui met l’accent sur l’autonomie des individus et la participation active de tous à la vie de la cité. En aiguillant les femmes à devenir actrices de leur propre vie, l’EPE 13 agit en faveur des femmes.
En somme, à travers ces projets, l’EPE 13 se mobilise pour l’ascension des femmes en les aidant à acquérir des compétences psycho-sociales, à découvrir des ressources adaptées à leurs besoins et à mieux comprendre leur corps et leur sexualité. Ces actions sont un moyen de valoriser les compétences des femmes et de renforcer leur position dans la société, en prévenant les situations de vulnérabilité et de précarité.
Découvrez nos actions !
Information & Contact :
Cécile ARNAUDO – Chargée de mission Soutien à la Parentalité
Mail : coordinationanimation@192.168.13.25
Tel : 04.91.33.05.94
Avec la confiance et le soutien de :
La Métropole Politique de la Ville, la Métropole Martigues Port de Bouc, l’association Saint Vincent de Paul (Martigues), l’association Malezi Ya Lewo (Marseille 15ᵉ), l’Association Femmes du Plan d’Aou (15ᵉ), le Centre Social Kalliste Granière (15ᵉ), le Centre Social Estaque Bassin de Séon (16ᵉ) et l’École Maternelle Extérieur (15ᵉ)
Source complémentaire :
– https://www.vie-publique.fr/questions-reponses/273605-droits-des-femmes-cinq-questions-sur-la-journee-du-8-mars
– https://www.unwomen.org/fr/nouvelles/annonce/2022/12/journee-internationale-des-femmes-2023-pour-un-monde-digital-inclusif-innovation-et-technologies-pour-legalite-des-sexes
– https://www.education.gouv.fr/le-ministere-s-engage-pour-l-egalite-professionnelle-9284 [...]Lire la suite…
14 septembre 2022La scolarisation de l’enfant de 2 ans peut être envisagée par les familles comme la solution d’un mode d’accueil accessible, tant financièrement que géographiquement, voire rassurant dans la mesure où il est institutionnalisé et contrôlé. L’école maternelle propose l’entrée des enfants dès l’âge de 2 ans afin de favoriser les expériences de communication, de socialisation (vie en collectivité et ses règles), de développement de la personnalité et du langage oral. Ce jeune âge de l’enfant demande un accompagnement spécifique et adapté dans la séparation parents–enfants, à penser comme un processus interactif et évolutif.
Cette action « Accompagnement en Toute Petite Section (TPS) » ayant pour double objectif, la prévention de rupture éducative, l’accompagnement et le soutien des familles dans leur fonction parentale ainsi que la facilitation des liens entre les familles et l’École.
Dans ce cadre, l’EPE 13 intervient par la présence discrète et neutre d’un professionnel de l’écoute dans la classe le matin au moment de l’accueil des enfants, avec comme mission d’observer les interactions enfants–parents-enseignant-ATSEM. Cette intervention lieu tous les jours durant les deux premières semaines de la rentrée de septembre puis 1 jour au retour de chaque vacance scolaire.
Ces observations permettent un travail en lien avec l’équipe éducative amenant à repérer le repérage de situations parentales difficiles. Cette position favorisera la mise en relation des parents avec le psychologue qui amorcera un travail d’accompagnement.
L’intervenant anime également des groupes de parole mensuels à l’attention des parents de TPS et de l’école afin de favoriser une continuité dans le travail de réflexion et de séparation amorcé et de maintenir une continuité du travail et un maintien du lien.
Concernant les professionnels, un espace de réflexion sur la pratique (analyse de la pratique professionnel) est mis en place.
Objectifs de ces temps pour les parents :
Accompagner les parents dans les moments de séparation et de socialisation de leur enfant.
Faciliter leur relation avec l’école.
Les rassurer, les conforter dans leur rôle de parents.
Leur permettre de mieux comprendre le développement de leur enfant.
Réfléchir ensemble sur des thèmes qui les concernent.
Favoriser le dialogue entre des parents dont les enfants apprennent et grandissent en groupe et l’école.
Créer des liens sociaux.
Objectifs de ces temps de travail entre professionnels :
Favoriser le lien social et la communication entre les enseignants, les ATSEM et les parents
Aider à analyser la situation des familles et dépasser les incompréhensions réciproques.
Cette action s’inscrit dans un large partenariat avec la Politique de la ville de Marseille 15 et 16, La cité Éducative Nord, la CAF ainsi que l’ARS qui sont en contact avec les familles et les écoles concernées.
Sa réussite est basée sur des moments de rencontres, d’échanges et de communication avec les équipes éducatives des écoles, le réseau associatif (centres sociaux, associations de quartiers…) local et institutionnel (assistante sociale, personnels, PMI …) ainsi que les lieux d’accueil de la petite enfance (Crèches, halte-garderie…). Il repose en outre sur une collaboration avec les parents, à travers le soin porté à leur accueil et l’organisation des temps de rencontre et d’accompagnement.
Découvrez l’ensemble de nos actions, Cécile Arnaudo, chargée de mission du pôle Animation de l’EPE13 est disponible pour échanger avec vous. [...]Lire la suite…
1 septembre 2022Depuis plus de 50 ans, l’EPE 13 propose un espace de consultation en conseil conjugal et familial. Dans ses locaux de Marseille, la conseillère conjugale et familiale de l’EPE 13 propose des temps d’accueil, d’écoute en un ou plusieurs entretiens personnalisés pour des parents, des couples, des adultes, des adolescents et des enfants, confrontés à des difficultés affectives, sociales, relationnelles ou éducatives et désireuses de se faire aider dans un moment difficile de leur vie.
Quel est le rôle d’une conseillère conjugale et familiale (CCF) ?
La CCF est une professionnelle de la relation d’aide spécialisée dans la relation du couple conjugal, parental et des relations intrafamiliales. Elle est formée à accompagner la réflexion des femmes, des hommes, et même des enfants, qui en ont besoin. Certaines étapes de la vie sont parfois difficiles à franchir et nécessitent des ajustements. Dans ces temps de crises qui viennent bousculer, voire effondrer tout ce qui a pu se construire, où le conflit, la colère, la douleur, la violence, l’impossibilité de communiquer submergent les personnes, les conseillers conjugaux et familiaux sont là pour accompagner, aider la mise en mots sur les maux, à comprendre ce qui arrive, à apporter un nouvel éclairage, à renouer le dialogue, à soutenir les décisions.
La conseillère conjugale et familiale de l’EPE 13 est :
Tenue à la confidentialité
Formée à l’écoute active et à intervenir en toute impartialité dans le non-jugement
Attachée au respect de la liberté de chacun
Qui est concerné par la consultation CCF ?
Toute personne confrontées à des difficultés affectives, sociales, relationnelles ou éducatives
Parents
Adultes
Adolescents
Enfants
Couples (conflit – séparation – divorce)
Mettre en place des consultations en conseil conjugal et familial
COMMENT ?
En prenant rendez-vous par téléphone ou par mail
Entretiens de 50/55 min avec la conseillère conjugale et familiale (en moyenne 5 à 7 rencontres)
QUAND ?
Désir de se faire aider dans un moment de crise
Pendant une période difficile liée au couple ou à la famille
POURQUOI ?
Restaurer le lien et l’écoute
Trouver un début de réponse à une difficulté relationnelle
Accompagner dans un moment difficile
Apporter un nouvel éclairage sur une situation bloquée
Permettre la circulation de la parole
Accompagner les parents dans l’exercice de l’autorité parentale
Réguler les conflits
Les modalités :
Tarifs
Une participation financière forfaitaire sera déterminée selon vos revenus.
Permanences (sur rendez-vous)
Le mercredi et le jeudi au 48 rue Raphaël 13008 Marseille
Pour plus d’informations et prendre rendez-vous :
Par téléphone : 04 9133 09 30
Par email : consultationccf@192.168.13.25
L’EPE 13 propose également de la Médiation Familiale visant à réguler des situations juridique liés à une séparation ou à un conflit familiale, découvrez l’article sur le sujet [...]Lire la suite…
1 septembre 2022Depuis le 1er juin 2022, l’Ecole des Parents et des Educateurs des Bouches du Rhône, met en place à Marseille, un nouveau dispositif : la médiation familiale.
La médiatrice familiale propose un lieu neutre, dénué de toute histoire qui lie les personnes entre elles. Un espace d’expression du conflit, où l’on peut rétablir une communication autour des besoins de chacun et construire des solutions pour préparer le futur.
Qu’est-ce que la médiation familiale ?
« La médiation familiale est un processus de construction ou de reconstruction du lien familial axé sur l’autonomie et la responsabilité des personnes concernées par des situations de rupture ou de séparation dans lequel un tiers impartial, indépendant, qualifié et sans pouvoir de décision – le médiateur familial – favorise, à travers l’organisation d’entretiens confidentiels, leur communication, la gestion de leur conflit dans le domaine familiale entendu dans sa diversité et dans son évolution ». Définition adoptée par le Conseil National Consultatif de la Médiation Familiale (2002)
Quel est le rôle d’une médiatrice familial ?
La médiatrice familiale facilite le rétablissement du dialogue. Par la communication, elle accompagne à identifier les causes réelles du différent. Elle structure le déroulement, son cheminement, et notamment la reconnaissance du bien-fondé des arguments présentés par chacun.
Elle accompagne les personnes pour trouver une solution ensemble, permettant à chacun d’élaborer un scénario, des accords durables.
Diplômée d’État, la médiatrice familiale de l’EPE 13 est :
Tenue au secret professionnel
Formée à écouter et à intervenir en toute impartialité
Attachée au respect de la liberté de chacun
Chargée d’instaurer le dialogue dans un climat de confiance et sur un terrain neutre
Qui est concerné par la médiation familiale ?
Toute personne face à un différent qu’elle ne peut régler seule, un conflit et/ou une rupture familiale
Couple (conflit – séparation – divorce)
Parents / adolescents
Grands-parents / petits-enfants
Fratrie
Mettre en place une médiation familiale
COMMENT ?
En prenant rendez-vous par téléphone ou par mail
À l’aide d’entretiens de 1 h 30 avec la médiatrice (en moyenne 4 à 8 rencontres)
QUAND ?
Pendant une période de conflit
Avant, durant ou à la suite d’une rupture/séparation
POURQUOI ?
Restaurer la communication
Accepter les différences de l’autre
Identifier les besoins de chacun
Mieux gérer les conflits
Reconstituer les liens familiaux
Responsabiliser chaque membre de la famille
Réorganiser la vie de famille
Accompagner les parents dans l’exercice de l’autorité parentale
Les modalités :
L’entretien d’information est gratuit.
Pour les entretiens suivants, une participation financière sera calculée selon vos revenus.
La médiation familiale de l’EPE 13 est conventionnée par la CAF. Le montant est défini selon une grille de barème CNAF en fonction des ressources des personnes.
Dans le cadre d’une médiation familiale judiciaire, vous pouvez bénéficier selon vos ressources de l’aide juridictionnelle (prise en charge partielle ou totale du coût par l’État)
Pour plus d’informations et prendre rendez-vous :
Par téléphone : 04 91 33 09 30 – 06 78 80 93 41
Par email : mediationfamiliale@192.168.13.25
Entretiens :
À proximité de votre domicile (dans la mesure du possible).
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15 décembre 2021Les écrans font aujourd’hui partie de notre quotidien : télévision, téléphone, tablettes… ils occupent une place importante dans nos vies.
Face à la crise sanitaire, le besoin, à la fois, de nous éloigner et de maintenir nos liens, nous a propulsé fortement vers l’utilisation de l’espace virtuel. Pour le plaisir et la surprise de chacun, des techniques numériques nous permettent de nous connecter. Les réseaux sociaux, par exemple, proposent des plateformes avec différents types de relations. Ils s’organisent autour du partage d’espaces virtuels pour communiquer avec nos familles, interagir à distance, jouer en ligne, travailler, trouver de l’information…
Il s’agit d’une véritable révolution dans nos manières de penser, d’interagir, d’apprendre. Mieux comprendre et prévenir les risques de l’utilisation des écrans demande une forme nouvelle d’éducation, sur un niveau individuel et collectif.
Quels sont les risques ? Faut-il en parler ? A partir de quel âge un enfant peut-il utiliser un écran et pour combien de temps ?
Afin de sensibiliser à la Réalité virtuelle mais aussi de nous informer sur son évolution dans la société, l’EPE 13 propose des Rencontre Débats autour de différentes thématiques
Andréa Astier, psychologue clinicienne intervenante auprès du service Animation del’EPE13, a réalisé une de ces rencontres, à l’école élémentaire Chabrier, au Roy d’Espagne, en concertation avec parents et professionnels des classes de CM1 et CM2, autour de la thématique du harcèlement virtuel. D’autres thèmes liés à l’utilisation du virtuel ont vu le jour dernièrement dans les écoles, tel l’apprentissage à distance, comment organiser au mieux le rythme familial aux besoins de l’enfant pendant le temps d’arrêt de sa classe ?
A l’interface de différentes problématiques liées à l’usage des écrans, ces rencontres peuvent aborder des questions soulevées par les enfants, parents et professionnels.
Par ailleurs, une deuxième rencontre a eu lieu le 07 décembre 2021, et à permis aux parents d’aborder les jeux dangereux qui émergent dans les cours de récréation liés aux différents contenus consulter en ligne, mais aussi à l’impact des mesures mises en place pour lutter contre la crise sanitaire du COVID-19.
Découvrez nos différentes actions, Mathilde Degrassat, chargée de mission du pôle Animation de l’EPE13 est disponible pour échanger avec vous.
Flyer Rencontre Débat écrans
En lien avec cette thématique, voici différentes ressources pouvant accompagner et soutenir la démarche :
Mpédia, « Les écrans, un temps pour tout », visant à accompagner vers une diminution du temps d’écran quotidien. Pour cela le programme illustre des situations du quotidien impliquant des écrans et à travers des « défis » propose d’essayer de nouvelles pratiques : https://www.mpedia.fr/art-les-ecrans-temps-pour-tout/
L’AFPA, « Écrans et enfant », afin de donner des idées pour ne pas être trop accrochés aux écrans (enfants comme parents) : https://afpa.org/dossier/ecrans/
HCSP, « Effets de l’exposition des enfants et des jeunes aux écrans », avis et rapport : https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=759
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22 octobre 2021Dans le cadre de la journée contre les violences faites aux femmes, nous avons le plaisir de vous inviter à la rencontre organisée à la Cité des Métiers (2ème arrondissement), autour du livre « Vivantes : les femmes migrantes racontent » d’Odile Dutrey, Conseillère Conjugal et Familiale.
Ce livre témoigne de ce que racontent des femmes migrantes, les raisons de leur départ, leur parcours souvent douloureux mais toujours courageux. A travers son livre Odile Dutrey raconte l’errance en France, l’humiliation, le rejet mais témoigne aussi des solidarités, espoirs, combats et victoires. (Article complet : « Raconter pour que l’on sache »)
Cette soirée sera animée par des échanges avec la salle et sous la forme d’une table ronde ou interviendrons :
Afin de respecter les mesures sanitaires, l’évènement est limité à 49 personnes. Inscription obligatoire. Nous ne demandons pas le pass sanitaire.
Pour plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter au 04.91.33.09.30 ou par mail
⬅️ « Vivantes, des femmes migrantes racontent »,édition l’Harmattan à commander en librairie et disponible ci-dessous en format relié et numérique
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5 mai 2021Michel Goémé – psychologue clinicien
Je vais utiliser l’idée du voyage, aborder les grands espaces et les chemins vers l’autre. En effet, il me semble important de créer quelques métaphores pour nous aider à saisir avec quelle philosophie on utilise un outil, avant de vous présenter la question des objets de médiation.
Le lien à l’autre
Je commencerai par un constat : Le lien parent-enfant n’est pas une évidence, le lien avec l’autre n’est jamais une évidence. Si vous n’êtes pas convaincu, je vous invite à revisiter, sans fards ni reconstructions, les hésitations, tâtonnements et doutes qui peuvent assaillir de jeunes parents, ou bien ceux que traversent des cœurs amoureux se cherchant à l’aube de leur grande histoire.
Le lien avec l’autre n’est jamais une évidence.
Si ça ne suffit toujours pas, je vous invite à revisiter la quasi-totalité de la production artistique humaine. La recherche de l’accord parfait, le bon mélange des couleurs ou le roman le plus émouvant, ne font que décrire les efforts des êtres pour se chercher, se rencontrer se lier et se délier.
Si cette perspective vous semble hors d’atteinte, il y a toujours Netflix. Et si vous avez vraiment la flemme, il y a la rubrique fait divers. Vous pourrez y constater que le lien à l’autre n’est décidément pas une évidence.
Ouvrir un chemin. Le paysage de l’autre
La rencontre avec l’autre n’est jamais sûre. Il y a parfois quelques pistes, des frêles indices dessinant une sorte de géographie interpersonnelle que l’on suit comme on suivrait dans un paysage une rivière une ligne d’arbre, une succession de cailloux. Chacun sa géographie, son monde, ses paysages internes, tous différents.
Si on veut se rencontrer il va falloir créer des objets qui nous permettent de nous repérer dans l’espace :
Engardant l’idée du voyage, ce sont les cartes géographiques. Seulement, chacun sa carte et chacun sa lecture de la carte de l’autre, alors pour être plus sûr de converger on va se fixer un point haut, aisément repérable, visible de loin que l’on inscrit sur les cartes. C’est aussi ça un objet de médiation.
Restaurer le lien parent-enfant, c’est donc retrouver des pistes perdues ou même, ouvrir ensemble de nouvelles voies. Mais c’est aussi les inscrire sur les cartes pour les rendre repérables. Les pistes demandent à être arpentées et aménagées, parfois sécurisées pour devenir sentier, chemin puis voie. Il en est de même pour que le lien se maintienne et évolue. On ne peut pas dessiner correctement la carte d’un lieu que l’on n’a pas exploré. Les colonisateurs l’ont souvent fait avec les dégâts que l’on sait. Car il est plus facile de porter un regard colonisant sur le lien parents enfants en projetant ce qui fait sens pour nous plutôt que de découvrir la géographie de l’autre. C’est ce difficile travail exploratoire de co-construction que réalisent les intervenants de l’EPE13.
Il est difficile de se mettre en chemin
Se mettre en mouvement c’est déjà tendre vers l’autre. Partir de chez soi (souvent rassurant) pour se risquer sur les terres “estranges” de ce qui n’est plus chez soi, mais déjà chez l’autre, demande autre chose qu’une paire de bonnes basquettes. C’est même un risque que nous ne sommes pas toujours prêts à prendre.
«Il est fort dangereux Frodon de sortir de chez soi, on prend la route et si on ne regarde pas où l’on met les pieds on ne sait pas jusque-où cela peut nous mener ». ¹ Voici l’avertissement plein de désir de Bilbon, ce voyageur mais aussi, ce conteur de l’épopée de Tolkien.
La clinique de ces dispositifs nous montre que la rencontre de l’autre ne nous laisse pas “indemnes”, elle nous change, elle nous enrichi de ce non soi qui petit à petit devient souvenir partagé. C’est peut-être d’ailleurs un critère de rencontre « véritable » .
Les professionnels doivent être attentifs en permanence à cet aspect de la rencontre. On pense souvent que les rencontres sont l’objectif, le bout du chemin, on réalise bien souvent qu’elles se font en chemin un peu au hasard, et surtout quand on s’y attend le moins.
¹J.R.R. Tolkien, Le seigneur des anneaux Christian Bourgeois Editeur
Des objets du milieu
Les objets de médiation que nous avons pu concevoir à l’EPE13 s’inscrivent à cet endroit. Ce n’est pas un hasard si j’ai cité un personnage de Tolkien, le philologue, pour qui « une langue nécessite une demeure adéquate» et ses terres du milieu ; car les objets de médiations ce sont en quelque sorte des « objets du milieu » localisés sur de grandes cartes.
L’étymologie de « médiation » nous rapproche de l’idée du centre, de ce qui est entre les 2 termes d’une division. Si l’on remonte aux racines indo-européennes, on trouvera dans med ou mid l’idée de réfléchir et d’aider à la résolution, de prendre soin. Dans son étymologie l’objet, c’est ce qu’il y a devant : ce vers quoi tendent les désirs, la volonté, l’effort, l’action la compréhension mais c’est aussi ce qui existe dans sa matérialité, indépendamment du sujet. Pour faire simple, l’objet nous attire mais peut aussi boucher la vue. Il s’appréhende d’abord par les sens, nos sens le découpent dans la trame de notre environnement.
Le premier objet
Si l’on se penche sur l’origine du lien parent enfant, et notamment sur ce lien archaïque qui se constitue entre la mère et l’enfant, in utero encore à l’abri des regards du monde extérieur, il apparaît comme manifeste, que cette fusion et cohabitation de deux êtres en un seul corps, n’est rendu possible qu’à la condition de la présence d’un objet de médiation indispensable : le placenta.
Il est formé par des tissus de l’embryon fusionnés à ceux de la mère. Dans ce territoire du milieu, ce monde frontière, se gèrent tous les échanges physiologiques mère-enfant. Mais il accompli également une fonction complexe, encore peu connue, qui en fait le garant de la relation. Il produit des facteurs chimiques qui permettent à la relation de ne pas devenir mortelle. En effet sans la présence du placenta, le système immunitaire de la mère identifierait l’enfant comme du non soi, et l’attaquerait comme un corps lutte contre un virus. C’est donc grâce à la présence d’un objet tiers, qui n’a pas vocation à durer dans le temps, que le lien à l’autre est possible.
Cet organe n’a d’utilité que lors de la grossesse. Il n’a pas vocation à rester et doit même être évacué sous peine de devenir dangereux. Les anciens lui rendaient hommage par des rituels magiques afin de neutraliser son existence matérielle et le renvoyer au monde des esprits. Ne pas disparaître dans l’objet et en faire son précieux, c’est savoir s’en débarrasser à temps, comme on jetterait aux flammes un anneau devenu trop pesant. C’est important sous peine que l’objet l’emporte sur le sujet. Les objets de médiation visent à tomber. Ils ne sont que provisoires. Mais leur disparition est à ritualiser.
Des critères importants pour les objets de médiation
Nous arrivons donc au terme de cette première partie avec quelques clés pour définir un objet de médiation pertinent :
-Il doit être inscrit et reconnu sur les cartes de chacun (il doit parler à chacun)
-Représenter un point haut facilement identifiable, c’est un trait d’union
-Permettre de prendre soin et servir de filtre protecteur
-Mis devant, il fait converger vers lui tout en démarquant des limites
-Il contient une histoire forte mais dans l’épure afin de laisser la place à l’imaginaire
-Il n’a pas vocation à rester et peut être remplacé par d’autres objets et modalités de communication à condition d’être respecté dans la séparation(shinto).
Voyons maintenant quelques mises en application.
Le pavé
Ceci,(un pavé sur la table) est un objet de médiation. Je sais qu’à première vue, cela ressemble plutôt à un objet de conflit.
Voyez-vous, il s’agit d’un jeu pour enfant. La matière, bien que lourde, dure, s’effrite et peut être creusée pour laisser apparaître un fossile de dinosaure en plastique, qui une fois exhumé, pourra être assemblé par l’apprenti paléontologue.
L’enfant dont je vais vous parler était intéressé par les dinosaures (rien d’original là-dedans). Leur âge, leur force, leur grande taille comme celle des adultes, mais aussi leur caractère dangereux et dévorant était inscrit dans la géographie de l’enfant.
Cet enfant pouvait se présenter lors de précédentes rencontres dans d’autres lieux, sous un jour menaçant et débordant pour les professionnels. Dépassés par des pulsions destructrices, il cassait, jetait les objets et effractait les espaces. Ce n’était certainement pas le premier enfant à qui on penserait confier un pavé d’1 kilo.
De nombreux objets peuvent devenir arme par destination, en fonction de leur usage. Mais ce pavé n’était pas un projectile mais un coffre. Il recelait un trésor, qui demandait une certaine patience pour être mis à jour. L’objet était massif et garanti dans sa présence par le fait qu’il était stocké à l’EPE 13dans un lieu identifié, puis sorti lors des séances.
Il traversait le temps et les espaces pourtant morcelés et insécures de la vie de cet enfant. Un jour l’objet ne serait peut-être plus là, en tant que pavé, le bloc minéral céderait la place à un autre objet, le fossile de dinosaure. Mais nous étions garants, dans notre accompagnement, que malgré la crainte de révéler des choses menaçantes et terrifiantes, ce qui sortirait de ce pavé ne pourrait être qu’une trace d’un passé révolu, une sorte de préhistoire, forte par son empreinte mais impuissante à revivre.
L’histoire de cet enfant recelait de nombreuses zones de douleur. Cet objet a servi de support à un travail de structuration important. Il était encore impossible de parler d’une histoire personnelle trop à vif, mais il devenait possible de parler de celle du dinosaure. Protégée derrière cet objet, l’exploration devenait moins dangereuse. C’est à ce moment que l’espace du récit se déploie. La narration prend le relai. Il s’agit d’un profond vecteur de lien à l’autre .Nous sommes faits de récits, ceux-ci fédèrent des communautés. A ce moment comme dans les légendes, l’objet disparaît mais le récit se l’approprie et prolonge son existence.
L’écran
Pour un autre enfant, ce qui était impossible, c’était l’échange de regard, direct, menaçant, provoquant intenable. Cela lui renvoyait des éléments inassimilables de rejet et de fascination entre le parent et l’enfant. Celui-ci ne pouvait se constituer dans le regard du parent.
Le regard est un portage bienveillant, une première surface de reflet qui peut renvoyer à l’enfant une image de lui-même et qui le situe du côté du bon. “ Tues mon enfant, beau et bon à regarder”. Mais le lien parent enfant, tissé avant l’intervention, n’était pas fait de cette fibre. A la place de ce miroir positif, quelque chose de plus sombre voir d’inexistant était renvoyé.
Face au péril mortel de ne pas exister dans le regard de l’autre, être perçu même négativement, se constituer comme objet négatif, c’est déjà exister, même si cela doit conduire du « côté obscur » comme dirait l’autre. Il se trouve que cet enfant s’est saisi d’un objet lors de ces rencontres, probablement dans un réflexe premier d’évitement. Il s’agissait d’un écran affichant des jeux vidéo.
Là où du partage de géographie s’est opéré, c’est lorsque nous n’avons pas rejeté cet objet comme mauvais ou inapproprié au cadre standard d’une rencontre parent-enfant. Nous avons transformé la surface numérique de l’écran en objet de médiation quand nous avons fait deux choses. La première, c’est d’inviter le parent, en plaçant une chaise derrière nous, à porter un regard sur son enfant, en train de jouer et pas seulement en train de renvoyer de la menace, puis plus tard, à s’intéresser, à se faire expliquer les règles du jeu par l’enfant.
La deuxième chose, c’est quand nous avons observé et préservé une dimension importante, à savoir que cet enfant regardait subrepticement dans le reflet de l’écran son parent assis, derrière lui, sur sa chaise.
Cette fonction quasi placentaire, de permettre du lien tout en préservant d’une trop grande fusion portée par le regard est caractéristique de la mise en œuvre d’un espace de médiation. Petit à petit, la piste est devenue chemin, puis voie de communication. Un sculpteur peut chercher à dégager du marbre la statut qu’il est seul à entrevoir déjà dans la pierre, un photographe va suspendre et fixer un instant échappant à la plupart d’entre nous dans le fil du temps.
Dans les espaces cliniques qui sont ceux de l’EPE des Bouches du Rhône, il nous arrive de trouver un espace de travail dans une pierre ou un écran.
Ici les moyens à mobiliser ne sont pas exclusivement de l’ordre du matériel. Parfois, pierres et écrans ne suffisent pas, il faut concevoir des dispositifs beaucoup plus élaborés et innovants comme le roman-image, mais ce sera l’objet d’autres rencontres.
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28 avril 2021Odile DUTREY donne la parole aux femmes qu’elle accueille et qu’elle écoute dans le cadre de ses missions de conseillère conjugale et familiale à la P.M.I (Protection Maternelle et Infantile) de la Belle de Mai.
Son livre « Vivantes, des femmes migrantes racontent», publié en avril 2020, partage ces rencontres hors du commun.
Odile Dutrey y parle de ce que la rencontre à l’écoute de ses femmes suscite chez elle : « elles se rendent à la PMI pour des soins de santé, mais que ce soit entre elles ou lors de consultation très vite l’échange s’installe et la parole se libère autour de sujets tels que leur vie, leur pays ou la maternité ».
A travers sa posture clinique et l’écriture qui accompagne sa pratique de Conseillère conjugale et familiale, l’auteure souhaite faire porter la voix de ces femmes, leur histoire, leur parcours et les raisons de leur départ ; souvent douloureux mais toujours courageux.
« Vivantes, des femmes migrantes racontent », édition l’Harmattan à commander en librairie et disponible ci-dessous en format relié et numérique
⬅️ https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=65724 [...]Lire la suite…
19 avril 2021Organisme de formation certifié Datadocké depuis 2017, l’EPE 13 à obtenu la certification Qualiopi en mars 2021.
Elle a été délivrée au titre de la catégorie suivante : actions de formation
Des besoins en formation ? Toutes nos formations sont disponibles dans notre catalogue 2021.
Un financement par pôle emploi, votre employeur, votre OPCO, vous-même ou par les fonds dédier au handicap est possible.
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8 avril 2021Réintégrer une narrative de l’histoire familiale dans le dispositif Espace de Rencontre
Pierre Valverde – Psychologue clinicien
L’inscription dans le dispositif Espace de Rencontre pour une famille se fait dans une temporalité et une historicité lui étant propres. Aboutissement d’un processus judiciaire condensant tant des enjeux matériels que relationnels, le travail en espace de rencontre met l’accent sur la qualité et l’étayage du lien parent-enfant dans des situations où de multiples facteurs l’affectent.
Qu’il y ait rupture de liens, crise, conflictualité familiale, la dimension narrative se révèle être une interface médiatrice décisive dans l’approche clinique de telles situations. A un niveau subjectif, une telle narration permet d’éprouver son positionnement dans une constellation familiale, d’allier et de co-construire une représentation de soi à un mythe familial.
Construire et déconstruire, deux leviers nécessaires aux remaniement symboliques et imaginaires qui s’opèrent dans de telles narrations dont nous verrons comment s’y entremêlent processus subjectifs et processus groupaux.
Le travail sur la dimension narrative de l’histoire familiale et les apports théoriques qui en découlent peuvent se référer aux approches systémiques, psychanalytiques groupales, mais aussi des thérapies narratives.
J’ai donc choisi de vous présenter une situation d’accompagnement en espace de rencontre. Monsieur D, Madame J et leurs deux fils John et Vlad :
Suite au protocole judiciaire en espace de rencontre, nous rencontrons individuellement Monsieur D et Madame J, pour en première instance, présenter le dispositif, soutenir leur possibilité singulière de s’y inscrire, recueillir leur témoignage quant à l’actualité de leur situation, et celle de leur famille. Image d’un voyageur arrivé à quai et y déposant ses valises, riches de rêves, de déceptions, de ces choses desquelles on aimerait pouvoir s’éloigner mais qui nous rattrapent, d’un idéal mis à l’épreuve de la réalité.
Madame J apparaît anxieuse, son discours est prolixe et elle ne tarit pas d’énoncer les nombreux modes de conflictualité ayant pu la lier à Monsieur D, notamment la question de sa violence, tant verbale que physique à ses dires. Elle est divorcée de Monsieur D depuis 3 ans mais, à l’écoute de son discours, une temporalité psychique se révèle, donnant à entendre, par une certaine coloration affective, toute l’actualité de ce processus de séparation qui au demeurant semble être encore soumis à sa propre élaboration. À la suite d’un incident ayant opposé Monsieur D à son fils aîné, Vlad, lors d’une scène éducative, qui s’éclaircira au fil des rencontres, tant en ces premiers instants il pouvait être complexe et traumatogène de la raconter, Vlad et John ne souhaiteront plus voir leur père.
Monsieur D quant à lui apparaît abattu lors de ce premier entretien, parent visitant, ce droit de visite en espace rencontre est investi comme sa seule option dans la situation. Souffrant de ne plus voir ses enfants depuis son altercation avec Vlad, il oscille entre un état de colère et une dépressivité dont on peut subodorer que l’un fait réponse à l’autre, cette dépressivité s’établissant autour d’une angoisse de perte, du vécu de séparation avec ses deux enfants dans la présente situation. Il raconte lui aussi selon son éclairage les événements ayant conduit à ce que les liens à ses enfants soient affectés. Il aborde également les éléments d’expertises psychiatriques menées sur chaque membre de la famille, afférents au jugement, désemparé et y trouvant réconfort et compréhension, dans un moment de sa vie qui à ses dires lui échappe, dans lequel il se sent exclu de son rôle de père.
De ces deux premiers entretiens la conflictualité et l’état de crise de la situation familiale est notable. Un premier espace rencontre sera planifié, chaque parent étant décidé à s’y inscrire, Vlad et John en accord avec l’idée d’y rencontrer leur père. Nous recevrons en amont du premier espace Vlad et John.
Nous rencontrons donc Vlad et John ensemble, 15 et 10 ans respectivement et très rapidement, Vlad tente d’établir avec nous une forme d’accord de principe, insistant sur la violence de son père et prenant John de nombreuses fois à témoin, dans une forme de lien d’autorité où John semble porter voix commune, un discours arrêté autour des motifs de la dangerosité de leur père. Cette introduction à la rencontre laisse entrapercevoir les premiers rouages d’un système familial dont on pressent que Vlad et John chacun d’une manière différente sont étreints dans l’étau de la souffrance, dont les possibilités d’issues narratives et représentationnelles ont été suspendues par des conflits et alliances.
Monsieur D arrive et prend place dans l’espace, ses enfants le rejoignant peu après, Vlad en préambule lui intimant « d’ôter ce sourire de son visage », Monsieur D décontenancé, tentera de lui expliquer son contentement de les retrouver.
D’emblée Vlad souhaite clarifier auprès de son père qu’il a été contraint de se rendre à l’espace, incluant rapidement John dans ses dires et lui signifie que sur le long terme il souhaiterait rompre ses liens avec lui ainsi qu’avec toute la branche paternelle de la famille.
Monsieur D, les échanges progressant, peine de plus en plus à se décaler, cédant parfois à quelques formes d’agacement et n’appréhendant pas la nécessité pour Vlad de pouvoir se confronter, le confronter face à l’altercation ayant conduit à leur rupture de lien.
John parle peu et la violence des échanges entre son père et Vlad l’affecte, affection dont il témoigne par un vécu d’anxiété se traduisant par de nombreuses démangeaisons, un balancement machinal d’un de ses genoux, l’ébouriffement d’un mouchoir papier qu’il émiettera tout au long de la visite.
Monsieur D tentera à de nombreuses reprises de désamorcer le caractère éruptif des échanges par le recours à des taquineries, cherchant à rétablir une connivence dans le lien à ses enfants mais renforçant maladroitement le sentiment pour Vlad d’être moqué et provoqué.
Ce premier espace s’achèvera sur un au revoir distant de Vlad et John. Bien que déçu, Monsieur D y mesurera la densité du travail à accomplir dans l’espace, pour que se rétablisse un lien plus apaisé entre ses fils et lui, se dépasse ce moment de crise ayant conduit à une rupture dans leurs liens.
Les enfants sont raccompagnés à Madame J, Monsieur D quant à lui souhaitera échanger avec l’équipe des psychologues pour réintégrer des éléments et vécus de cette première expérience de l’espace rencontre témoignant de son investissement du cadre, s’en saisissant pour étayer une construction de sens après-coup.
A l’issue de cette première rencontre il nous semblera important de préserver John de ces joutes verbales entre Vlad et son père, de soutenir sa singularité et sa liberté de l’exprimer par des médiateurs tels que le dessin comme il a pu nous dire s’y adonner. D’axer notre accompagnement autour de la transformation d’éléments bruts par le groupe familial tels qu’ils puissent faire narration, représentation de cet entrelac de processualités et de dynamismes croisés.
Le second espace sera l’occasion pour Vlad et son père de revenir sur l’incident les ayant opposés. Vlad reproche à son père de l’avoir agressé sans raisons, une forme de violence qu’il indexe à d’autres éléments et tranches de récit de leur expérience familiale commune, sollicitant John qui participera à l’élaboration de ce récit dans lequel il relatera d’autres formes de violences de Monsieur D.
Monsieur D quant à lui abasourdi par la focale de la narrative s’évertuera à nuancer des éléments, tentera de faire contrepoids imaginaire en des endroits de discours où il peut se sentir acculé, souffrant de se confronter à l’interprétation des liens père-fils que peuvent faire ses enfants.
Vlad dans une volonté de défiance lui dira qu’il n’a jamais été que le « chien de maman » que sa mère l’a toujours employé pour qu’il « aboie sur ses enfants ». Cet énoncé a pu être décisif en ce que Monsieur D ne s’en défendant pas et acceptant bien que brutale l’interprétation de son fils, apprendra à Vlad que lors de leur altercation, bien que divorcés, Madame J avait fait appel à lui, lui envoyant une photo de sa jambe tuméfiée à la suite d’un accès de violence de Vlad à son égard en réaction et frustration face à une interdiction qu’elle lui avait proféré, lui demandant donc d’intervenir.
Cet espace a pu être l’occasion de lier à différents niveaux de discours le point de vue de John, Vlad et Monsieur D dans cette situation de conflit familial. D’autres scènes de débordements éducatifs ont pu se raconter, s’y répétant une sorte de surenchère de violence, une mise à mal de la capacité de Monsieur D et Madame J à contenir et protéger leurs enfants de passages à l’acte auto et hétéro-agressif.
Les espaces progressant, John et Vlad trouveront de nouveaux moyens pour s’inscrire dans le lien à leur père, désirant se révéler à lui, s’autorisant au fil des accompagnements à lui partager leurs centres d’intérêt.
Au cours d’un espace, un temps de dessin initié par John sera fertile de significations et de processualités, temps de libre-association par le dessin où la dynamique familiale sera mobilisée, chacun s’y essayant, John, Vlad et leur père débattant après coup de leurs productions.
John habitué à réaliser des bandes-dessinées, tel qu’il nous le confiera, en apportera quelques-unes, au cours d’autres espaces, et se lancera dans la réalisation d’une planche, répondant à une histoire qu’il constituera en temps réel, associant progressivement dans un aller-retour entre traits et interprétation de ses productions, des formes qu’il pouvait concevoir. Son scénario était celui d’une dynastie d’êtres se succédant de générations en générations dans une forme d’immortalité acquise par leur pouvoir, ces êtres se reconnaissaient de posséder des traits communs à chacun de leurs visages, mais aussi et surtout de la lettre D qu’ils portaient sur leur vêtement.
Par soucis d’anonymat, la lettre ayant été changée, nous pouvons seulement préciser qu’elle correspondait à l’initiale du nom de famille de leur père, mais aussi à un niveau plus manifeste d’après les dires de John, à un objet rare et précieux, à l’apparence attractive, le Diamant. Ce peuple était détenteur d’une arme appelée anti-héros/anti-erreur et opprimaient d’autres peuples victimes de leur dévastation, telle que les inclusions de la couleur rouge en témoignaient. Un autre personnage, transversal à l’opposition des peuples, était notable par sa construction. En effet, John nous expliquera qu’il était pape et infirmière, selon que l’on regarde son couvre-chef comme un callot ou une coiffe, le maniement du symbole de la croix, étant assez subtil pour que l’on puisse y voir une croix médicale ou chrétienne en l’occasion. Y associant le conseil spirituel et la guérison, John expliquera que ce personnage allait de champs de batailles en champs de batailles pour remplir ses fonctions.
Monsieur D valorisera le dessin de John en lui disant apprécier sa manière d’y dessiner les mains, attaché au réalisme, à leur capacité à retranscrire le mouvement, que son fils a su leur donner.
Vlad assez inconsciemment se saisira de cet élément de désir et dessinera sur une pleine feuille une main finement ouvragée à laquelle il reliera des fils de marionnettiste, sur laquelle il apposera un symbole d’œil contenu dans un triangle qu’il associera à l’en-tête illustré de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen rédigée en 1789. Suite à ce premier dessin il poursuivra sur l’esquisse d’une figure spectrale, à la longue robe déchirée, portant un masque, aux yeux sanguinolents, et tenant en sa main droite un maillet, dont il nous dira qu’elle constituait une allégorie de la justice. Il finira en reproduisant la forme d’une figurine posée sur la table, aux traits doux et à la teinte monochrome, un chat miniature, qu’il s’évertuera à dessiner avec grande précision et sous lequel il signera avec le nom de famille de sa mère.
Riches de ces productions nous ne pouvons qu’y repérer dans leur complexité, la condensation de multiples processualités, quadrillant les registres du moi et de ses identifications, de son idéal et de sa toute-puissance, de la trans générationnalité, de la différence des sexes, de la liaison de pulsions dans la constitution d’une matrice imaginaire propice à mettre en mouvement des représentations inconscientes se traduisant par psychodynamisme dans un dessin mobile, vivace et coloré.
S’y condense également plusieurs temporalités, dimensions et problématiques, celle de la salle propre à l’espace rencontre, par association et connexité, celle du jugement et de la loi, du conflit familial, du mythe familial et du mythe individuel tels qu’ils s’édifient à l’intersection entre la position subjective du narrateur et son appartenance à un système familial, comme une étoile à sa constellation. [...]Lire la suite…
29 mars 2021Voilà maintenant 1 an que la crise sanitaire du COVID 19 a chamboulé les vies de chacun d’entre nous.
Dans cet article publié par le magazine « VIVA », retrouvez Marie Rose MORO, pédopsychiatre et directrice de la Maison de Solenn à Paris.
Elle alerte concernant la santé psychique des enfants et des adolescents qui sont plus que jamais atteints par cette crise et déplore la situation de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie.
Dans cet article, retrouvez ses réponses aux questions suivantes :
– Comment vont les adolescents et les jeunes parents en cette période ?– Que révèle cette pandémie ?– Que se passera-t-il pour les enfants et adolescents après la crise sanitaire ?
Lien de l’article : https://www.vivamagazine.fr/les-effets-de-la-crise-sanitaire-sur-les-enfants-et-les-adolescents-se-constatent-au-quotidien-dans-notre-pratique/
Afin de vous accompagner nous vous proposons de consulter les ressources ci-dessous :
– « Aider les enfants à rebondir » La boîte à outils de l’IREPS nouvelle-aquitaine : https://irepsna.org/wp-content/uploads/2020/05/Aider-les-enfants-%C3%A0-rebondir-Ireps-NA.pdf
– « Être parent(s) en période d’épidémie de coronavirus », Ministère des solidarités et de la santé : https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/etre-parent-s-en-periode-d-epidemie-de-coronavirus/
– « Culture chez nous », Archéologie, cinéma, musées, documentaires, spectacles, jeunesse, patrimoine, danse, archives en ligne sur le site du ministère de la Culture : https://www.culturecheznous.gouv.fr/ [...]Lire la suite…
3 mars 2021Aujourd’hui nous avons décidé de mettre en avant le site mpedia.fr Mpedia c’est une équipe de plus de 160 experts professionnels de santé, spécialistes de l’enfance : médecins (pédiatres, pédopsychiatres, gynécologues, neurologues, et autres spécialités), sages- femmes, psychologues, puéricultrices, orthophonistes, éducateurs…qui aident au quotidien les journalistes à développer des articles conseils sur la parentalité.
À travers la rubrique Actu, retrouvez de nombreux articles pouvant vous accompagner dans la compréhension de votre/vos enfant(s).
Avec des sujets tels que : l’attachement parent-enfant, l’agressivité, l’affirmation de soi, les premières phobies, l’objet transitionnel…
Lien d’accès à la page « Comprendre son enfant » : https://www.mpedia.fr/cat-comprendre-son-enfant/?page-article=1&page-qr=1
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